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Le Festival du Monde Arabe Dévoile la vraie Culture Arabe

 

Montréal, la ville culturelle par excellence a vécu du 30 octobre au 16 novembre 2003 sous le rayonnement de la culture arabe. Plus de 450 artistes des quatre coins du monde sont venus célébrer l’hymne à la diversité culturelle. L’édition 2003 du FMA a offert aux spectateurs une programmation riche et aux artistes un lieu d’expression et de partage dans différents domaines artistiques notamment de la musique, de la danse, du théâtre, du cinéma, de la littérature, de la peinture et de la sculpture.

Au menu côté spectacle entre autre, la diva de la chanson arabe Majda Al Roumi, en première mondiale un métissage entre les chants soufis des Derviches Tourneur et les chants grégoriens  de la Schola St Grégoire. Une programmation intitulée « Magie D’Orient » qui unie le Maghreb et le Machrek : un carrefour de musique de transe égyptienne et marocaine. Côté rencontre, Zehira Berfas Houfani, Sami Aoun et Victor Teboul se sont donnés rendez-vous pour débattre de la culture arabe entre la diversité et le monolithisme. Un autre face à face entre Sylvaine  de Plaen (pédopsychiatre), Abdelaziz Chergui (Psychiatre) et Abdeghani Dades (Journaliste) a mis le point sur les valeurs, en l’occurrence éducatives, que véhiculent les modes d’organisation familiaux de la population immigrante et leur apport au modèle familial québécois.

Dans le volet exposition, le public a été invité à découvrir des œuvres picturales et sculpturales inspirées du vécu de chacun des artistes. Une exposition qui conjugue tradition et modernité toujours dans cet esprit de rencontre entre l’orient et l’occident.

Et enfin au chapitre cinéma, les cinéphiles ont pu découvrir différentes productions québécoises et étrangères de qualité allant du documentaire à la fiction dont «Fès: Promenade dans la médina» d’Olivier Descamps et « Mourir deux fois» d’Ivan Boccara.

 Le FMA se veut un lieu de création arabe et  de réflexion à Montréal, la ville cosmopolite

Le festival du monde arabe  est à sa quatrième édition seulement. Il est né à partir d’un  processus de continuité en ce sens où selon Joseph Nakhlé, directeur artistique, dans les années 90, il y a eu un flux d’immigrants du moyen orient, notamment du Liban suite à la guerre civil. Du coup, ces gens là se sont sentis déracinés dans un nouveau pays, dans une nouvelle société. Ils ont alors cherché à rétablir un certain équilibre psychologique nécessaire à la survie de tout être humain. Et comme ils venaient d’une culture arabe et que cette culture était encore vivante en eux « on la vivait même avec une nostalgie assez aiguë » nous avoue M.Nakhlé, il a décidé de créer dans un premier temps un journal hebdomadaire en langue arabe < Al Moustakbal> (L’Avenir). Cette initiative a été ensuite développée en 1996 où il a commencé à faire des activités artistiques qui s’adressent surtout à la communauté arabe.

En 2000, le besoin de faire institutionnaliser ces activités s’est fait sentir, d’où la création du festival du monde arabe. Le but étant de créer un lieu de création arabe et une zone de réflexion à Montréal, la ville cosmopolite surtout dans le contexte actuel.

La culture arabe dévoilée

Sous le thème « La culture arabe dévoilée », un thème qui n’a aucune connotation religieuse souligne M. Nakhlé, la quatrième édition du festival tente de dévoiler la vraie culture arabe, de la sortir de son obscurité, d’enrayer les préjugés qui l’entourent et lui accorder enfin la place qu’elle mérite en  mettant en avant ses richesses et son rayonnement.

L’islam est une religion universelle

Le FMA  se veut un festival universel. Une universalité qui selon Joseph Nakhlé, n’est pas étrangère à la culture arabe mais constitue le fondement même de cette culture. D’ailleurs la plupart des membres du festival sont d’origine arabe, mais ont une identité multiple. Et à la couche la plus profonde, la plus proche du noyau à savoir la culture arabe, se greffent d’autres composantes culturelles qui d’une façon générale proviennent d’une culture qu’on appelle occidentale. Ces cultures reprend le directeur artistique « survivent et coexistent en nous d’une façon parfois harmonieuse et parfois conflictuelle. Néanmoins, il faut assurer cette multiplicité identitaire et dégager d’elle les aspects positifs et constructifs » Le FMA se veut justement un lieu où cette multiplicité se concrétise dans des formes artistiques.  Et M.Nakhlé d’ajouter « l’islam qui est quelque part le cœur même de cette culture, est une religion universelle » Donc le fait d’avoir des belges, des québécois et des juifs, fait partie de la vision du festival comme un festival d’ouverture, de dialogue, et d’audace.

Le FMA ne veut pas être un ramassis de concerts et de spectacles

La particularité de cette quatrième édition du festival  est que le FMA est devenu un acteur culturel en présentant des concerts et des spectacles signés le festival du monde arabe de Montréal. Il s’agit  de créations conçues avec les artistes dans le but d’aller au-delà de la diffusion. « Le FMA ne veut pas être un ramassis de concerts et de spectacles, il veut participer à la création de ses œuvres artistiques avec les artistes en offrant à ces derniers des conditions de travail favorables » C’est avec ces créations là que le festival aborde toute une nouvelle vie, toute une nouvelle perspective, celle d’être un créateur et non pas seulement un lieu de joie, et de fête. Il espère ainsi devenir un acteur culturel majeur, de la vie artistique montréalaise.

Fadwa Dabbarh

Voir également:

SYNCOP: Un Soleil Maghrébin qui Réchauffe les Nuits Glaciales Montréalaises

Site officiel du festival

 

 


 


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