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Roger Waters Milite pour la Chute du Mur d'Apartheid Israélien

L’ex-bassiste des Pink Floyd, Roger Waters, dénonce le mur de séparation dressé en Cisjordanie par Israël.

Dans un geste rappelant son engagement pour la chute du mur de Berlin, l'icône du groupe Pink Floyd et coauteur de l’album culte The Wall, a présenté récemment à Jérusalem-est un court-métrage qu'il a lui même écrit.

Intitulé «Walled Horizons» (Horizons emmurés), ce film raconte les souffrances du peuple palestinien provoquées par la «barrière de sécurité» qu’Israël érige en Cisjordanie.

«L’idée de vivre dans une prison géante m’horrifie», lâche Waters dans une scène du film, avant de taguer sur le béton "We don’t need no thought control", cri de ralliement de la chanson Another brick in the wall.

La «barrière de sécurité» s’étire déjà sur 413 km, pour un total prévu de 709 km. L’ouvrage comporte des murs, des réseaux de fils de fer barbelés, des tranchées et des zones militaires interdites d’accès, selon l’ONU.

Une fois achevé, il devrait se trouver à 85% à l’intérieur de la Cisjordanie, rognant ce territoire de 9,5% de sa superficie, où vivent 35.000 Palestiniens.
«Horizons emmurés»

Financé par l’ONU, ce film de quinze minutes, intitulé Walled Horizons (Horizons emmurés), a été réalisé pour le cinquième anniversaire d’un arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) déclarant «illégale» cette barrière et exigeant son démantèlement.

Le film commence sur un gros plan de Waters marchant au pied d’un haut mur en béton, quelque part en Cisjordanie.

«La raison des murs, c’est toujours la peur, qu’il s’agisse des murs que nous élevons autour de nous-mêmes ou de ceux comme celui-ci, construit par des gouvernements apeurés», affirme Waters.

"Ils sont toujours l’expression d’un profond sentiment d’insécurité", explique le bassiste, auteur de la plupart des chansons de l’album The Wall, un des plus grands succès de Pink Floyd, sorti en 1979.

Israël a commencé en 2003 à ériger la «barrière de sécurité» pour enrayer une vague d’attentats suicide perpétrés l’année précédente durant le soulèvement palestinien (Intifada).

Le film présente des responsables israéliens de la sécurité impliqués dans la construction de l’ouvrage, ainsi que des images d’archives sur les attentats suicides meurtriers.

Pour les Palestiniens, cette barrière n’est rien moins qu’un «mur de l’apartheid» qui empiète sur une partie importante de la Cisjordanie, divise les familles, sépare les paysans de leurs champs et tronçonne la partie orientale de Jérusalem où ils veulent établir la capitale de leur futur Etat. Le film montre notamment un paysan qui a perdu plusieurs hectares de terres.

La dernière scène du court métrage montre une foule de Palestiniens entassés dans un corridor délimité par des grillages qui font la queue pour franchir un barrage israélien.
«Plaidoyer et enquête journalistique»

«Nous avons voulu rappeler le message de la plus haute instance juridique internationale (la CIJ), selon lequel il est intolérable d’ériger une barrière dans le jardin de votre voisin», a déclaré Yohan Eriksson, réalisateur finlandais du film.

Le porte-parole de l’UNWRA, l’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens, Chris Gunness, soutient pour sa part que «ce film est à la fois un puissant plaidoyer et une enquête journalistique équilibrée». Israël a souvent accusé l’ONU de prises de positions pro-palestiniennes.

Nawal Zoughi avec AFP
20/08/2009

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