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SYNCOP : UN SOLEIL MAGHREBIN QUI RECHAUFFE LES NUITS GLACIALES MONTREALAISES

 

Karim est un jeune auteur compositeur algérien installé au Québec depuis 1997. Il a découvert ses talents très jeunes et jeune il l’est toujours puisqu’il n’a que 25 ans.

De la Tunisie, son premier pays d’accueil, au Canada Karim a acquiert une maturité musicale qui lui a ouvert les portes des spectacles et festivals locaux. Il a même battu les locaux sur leur propre terrain lors des Francouvertes. Il nous livre les secrets de sa réussite.

Portrait d’un jeune artiste immigrant
C’était à l’école secondaire que Karim a découvert ses penchants pour la musique "sans vouloir me jeter des fleurs, j’étais le seul à avoir des 20/20 en musique en secondaire; dans le primaire on était un peu embêté car chez nous on était très sévèrement puni à l’école. Mais en secondaire, Dès que tu commences à avoir les épaules larges, le prof n’ose plus t’approcher" Le fait d’avoir de bonnes notes n’a fait que développer sa passion pour la musique. Il était influencé par IAM, Boys 2 Men d’un côté et Cheb Hassni de l’autre. Il a essayé de les imiter, mais il n’y avait rien de professionnel dans ce qu’il faisait et comme on dit ici "c’était du niaisage"

Le leader de Syncop dés son arrivé en Tunisie a décidé de faire un retour en arrière et ce en se rapprochant plus de Raï et par-là même développer son style musical. Toujours étudiant, il a commencé par organiser des fêtes privées et à se produire dans des soirées estudiantines avec un groupe d’amis, ce qui lui a permis d’être plus à l’aise devant la foule et le micro.
Une fois à Montréal, Karim a commencé à enregistrer des démos, à chanter dans des bars où il y avait trois à quatre personnes. Et petit à petit ça a grandi, il a cherché des musiciens et maintenant « il a une très belle équipe."

J’ai fait un peu ma pizza à moi
C’est avec un humour qui lui est propre que Karim nous parle de Syncop "c’est un gang de joyeux loufoques ! C’est des maghrébins et des québécois qui se sont rencontrés et qui font de la musique ensemble." Syncop est inspiré de la syncope "un mot qui reflète bien l’euphorie qui s’empare du monde en ce moment" Et musicalement parlant, la syncope est l’unification de deux tons différents et c’est justement ce que fait Syncop à travers les nuances maghrébines en l’occurrence le Raî et Chaâbi d’une part et les nouvelles tendances comme le Reggae, Hip Hop et l’Afro beat, d’autre part, "C’est donc une syncope musicale et verbale"

La tendance actuelle pour la plupart des jeunes maghrébins est à la fusion de la musique maghrébo-orientale et occidentale, un mélange sans lequel la musique maghrébine n’aurait pas pu trouver son chemin vers l’occident. Syncop suit également cette tendance car « pour attirer les gens il faut tout simplement leur parler dans leur langue. Nous sommes francophones, nous faisons de la musique festive et en même temps engagée. Le métissage en fin de compte est très important. Pour ma part j’ai fait ma pizza à moi. Les québécois commencent à manger du couscous et de la hrira et nous nous mangeons de la poutine

Syncop regroupe des musiciens marocains, algériens et québécois, une diversité culturelle qui apporte un plus au groupe « Eux commencent à manger du couscous et de lahrira et nous nous mangeons de la potine. » Sans la musique, il n’y aurait eu aucune raison pour que ces gens là se retrouvent d’autant que les membres du groupe appartiennent à des tranches d’age différentes : le calavieriste a 35 ans et la violoniste en a 25. Elle est québécoise et lui algérien « Comme quoi la musique adoucit les mœurs."

Syncop: chanter le passé et regarder l'avenier
Sur la scène artistique depuis cinq ans, ce n’est qu’en novembre dernier que Syncop sort son premier album. Car comme tout artiste au début de sa carrière, Karim a rencontré beaucoup d’obstacles. D’ailleurs pour faire un album de qualité, cela suppose une maturité musicale. Et avec le style de syncop pour que le métissage soit réussi, il faut faire de la pratique et il faut roder au quart de tour sur la scène. Il faut également « avoir des échecs pour pouvoir repartir et avoir une meilleure lancée. La musique est un travail de longue haleine» Il fini d’ailleurs par récolter les fruits de son dur labeur et de sa persévérance en remportant le premier prix des Francouvertes en février 2003.

Les Gens du Voyage:
Dans son album (Les Gens du Voyage) Karim chante sa réalité de tous les jours. Il chante le passé et essaie de regarder l’avenir pour mieux construire. Il nous emmène en voyage loin des petits tracas du quotidien. D’ailleurs Les Gens Du Voyage est inspiré des Touaregs du Sud de l’Algérie. Des gens qui n’ont pas de domicile, qui n’ont pas vraiment de terre et le Sahara leur appartient. Ils sont tout le temps à dos de chameaux, ils voyagent et se déplacent d’un souk à l’autre. Ils achètent et revendent, c’est ça leur vie. C’est le parallèle que pense faire Karim avec la vie des musiciens "On ne sait pas de quoi sera fait demain, en même temps on est tout le temps parti sur scène, dans des festivals et c’est toujours dans cet esprit de partage. Les artistes appartiennent au public, ils appartiennent à la nature et à la scène et c’est exactement ça «Les Gens du Voyage.» C’est un voyage qui prend une trajectoire identitaire dans le patrimoine maghrébin et qui se recompose à travers la réalité québécoise: autant la réalité musicale que sociale. Donc c’est un voyage qui n’a pas de frontière. C’est un voyage des citoyens du monde «On peut naviguer sans avoir besoin ni de passeport, ni de visa et encore moins de devise"

Fadwa Dabbarh

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