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Affaire Lmrabet: On Achève Bien les Libertés...

 

Vous pouvez apporter votre soutien au journaliste Ali Lmarabet en signant cette pétition

Le journaliste Ali Lmrabet a été condamné le 17 juin, en appel, à trois ans de prison, à l'interdiction de ses deux publications et à 20 000 dirhams d'amende (environ 2 000 euros). Le journaliste, en grève de la faim depuis le 6 mai, est toujours dans un "état de santé préoccupant", selon ses avocats.

L'avocat de Lmrabet, Me Abderrahim Jamaï, a décrit le jugement "d'absurde" dans un procès marqué par de "nombreuses irrégularités" qui se traduit par "une condamnation de la presse libre". Toutefois, il examine la possibilité d'un pourvoi en cassation.

Un représentant du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a estimé que "si la lutte contre le terrorisme est légitime, la liberté de la presse est sacrée", assurant que le SNPM "ne restera pas les bras croisés devant cette situation".

De son coté, l'Association marocaine des droits humains (AMDH),  a estimé à travers son représentant présent à la cour d'appel que ce procès constitue "une agression contre la liberté de la presse et d'opinion et un recul des libertés au Maroc"

"Nous sommes atterrés, profondément indignés par ce verdict. En condamnant en appel Ali Lmrabet à trois ans de prison, les autorités marocaines font preuve d'un entêtement qui peut s'avérer criminel"  a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières. "Aujourd'hui, le journaliste est à bout de forces. S'il lui arrivait malheur - et désormais rien ne peut être exclu - c'est le pouvoir marocain qui en porterait l'entière responsabilité."

La mobilisation dans le milieu associatif et professionnel pour la libération de Ali Lmrabet s'est intensifié dernièrement. Des appels ont été lancés  pour sauver la vie du journaliste,  très affaibli par sa grève de la faim qui en était le jour de son condamnation à son 43ème jour. Son avocat a estimé qu'il se trouve en "danger de mort". Ansi le Comité de soutien à Ali Lamrabet, constitué de journalistes et de diverses ONG, a estimé qu'il s'agit d'un "précédent grave pour les libertés publiques, tel que le Maroc n'en avait pas connu même dans les périodes noires de son histoire".

Leurs appels ont été rejoints par plusieurs organisations internationales avaient dénoncé la condamnation en première instance du journaliste, notamment, Amnesty International et la Fédération internationale des journalistes (Fij). La Commission européenne avait également fait savoir le 5 juin qu'elle suivait avec une "grande attention" le procès en appel de M. Lamrabet.

Le journaliste satirique, patron de deux publications satiriques, Demain magazine & son dépendant arabe Doumane, qui est également le correspondant au Maroc de l'organisation Reporters sans Frontières (RSF), a été condamné pour "outrage à la personne du roi", pour atteinte au "régime monarchique" et atteinte à "l'intégrité" territoriale du pays. Il a été condamné par la cour de première instance à quatre ans de prison ferme, à l'interdiction de ses deux publications et à 20 000 dirhams d'amende (environ 2 000 euros). Il avait été incarcéré sur-le-champ. Le 5 juin, à l'issue de la première audience du procès en appel, le tribunal avait ordonné le maintien en détention du journaliste.

Avec cette décision, on assiste même à une régression, à un recul de la démocratie et des libertés. Ce régime est manifestement incapable d'accepter la moindre critique. Les pays européens doivent lui rappeler les engagements pris en matière de droits de l'homme lors de la signature des accords d'association entre l'Europe et le Maroc. Quant aux autorités françaises, elles doivent faire entendre leur voix avec plus de détermination ", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Le 6 mai, Ali Lmrabet avait entamé une grève de la faim pour "faire valoir [ses] droits", "faire cesser les intimidations répétées contre [son] imprimeur et d'autres disposés à imprimer [ses] journaux", et demander le respect de sa liberté de circulation. Le 26 mai, il avait été transporté d'urgence à l'hôpital Avicenne de Rabat.

 
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