Mohamed Bastaoui à l'Honneur au FIFM

 

Mohamed Bastaoui

Le comédien marocain Mohamed Bastaoui recevra un hommage, le 5 décembre prochain, dans le cadre de la 11éme édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM).

Mohamed Bastaoui est considéré comme l'un des acteurs marocains les plus en vue lors de la dernière décennie de par la diversité des rôles qu'il a incarnés et sa présence distinguée en cinéma comme à la télévision.

Né en 1954 à Khouribga, Mohamed Bastaoui a débuté au théâtre, depuis sa jeunesse, avec des troupes locales puis en jouant dans des pièces de théâtre pour enfants présentées à la télévision. Ses premiers pas autant que comédien professionnel reviennent aux années 1980  quand il rejoint la troupe "le théâtre d’Aujourd’hui", pour côtoyer l'une des figures emblématiques du théâtre et cinéma marocain Touria Jabrane. C'est au sein de cette compagnie et sous la direction de Abdelouahed Ouzri, qu'il se distingue et affirme son talent de comédien en interprétant des pièces de théâtre qui ont marqué la scène marocaine des années 1990s. Un succès sur scène couronné par plusieurs tournées au Maroc et à l’étranger et un grand succés auprès du public et des critiques.

Sa passion pour le théâtre se poursuivra après à travers "le théâtre du Soleil", qu'il a fondé avec d'autres comédiens et dramaturges comme Mohammed Khouyi, Mohamed Choubi et Youssef Fadel.

Et c'est grâce au théâtre qu'il se fait remarquer par plusieurs réalisateurs de cinéma et de télévision.  Après une première apparition au cinéma dans "Les Trésors de l'Atlas" (Kounouz al Atlas) de Mohamed Abbazi, c'est Daoud Aoulad Syad qui le met au devant de la  scène, en 1999, avec "Adieu Forain" (Bye Bye Souirti).

Mais c'est la télévision qui va lui offrir la notoriété et la popularité acquis à travers des rôles souvent modestes que Bastaoui a pu rehausser par un jeu associant à la fois le caméléonesque et le spontané. Appelé fréquemment par différents réalisateurs pour interpréter le paysan (3roubi) ou le tyran ignorant, il a su détourner ce cliché avec habileté artistique pour devenir une icône porte-parole du Maroc profond.

Son succès à la télévision va lui permettre un retour en force dans le cinéma durant les dernières années marquée par une profusion de la production cinématographique marocaine. Malgré le peu de films auxquels il a participé, il a été sollicité pour contribuer dans les films marocains les plus considérables de cette époque.

De "Mille Mois" de Faouzi Bensaidi  (Festival de Cannes dans la section "un certain regard") et "WWW: What a Wonderful World" à "Tarfaya" et "En Attendant Pasolini" de Daoud Aoulad Syad, en passant par "A Casablanca les anges ne volent pas"  jusqu'au "Les Mains Rudes" de Mohammed Asli, Mohamed Bastaoui s'est imposé comme figure majeure du cinéma marocain contemporain.
Cet hommage est le troisième du genre pour Mohammed Bastaoui. Il a été honoré auparavant par le Festival du cinéma africain de Khouribga (2000) et le festival du Cinéma Méditerranéen de Tétouan (2010) lors de sa 19éme édition.
 


Filmographie sélective

1997  Les Trésors de l'Atlas (Kounouz al Atlas) de Mohamed Abbazi
1998
 Adieu Forain (Bye Bye Souirti) de Daoud Aoulad Syad
2000  Kasbah de Mariano Barroso
2001  Soif de Saâd Chraïbi
        Tayf Nizar de Kamal Eddine Benabid
2003  Mille Mois de Faouzi Bensaïdi
2007  www:
What a Wonderful World de Faouzi Bensaïdi
         En attendant Pasolini de Daoud Aoulad-Syad
2009  Special Correpondants (Envoyés très spéciaux) de Frédéric Auburtin
2010  Mémoire d’Argile (Dakirat Attine) de Abdelmajid R’chich
2011  Taza de Daniel Gervais
         Les Mains Rudes (Ayadi Khachina) de Mohammed Asli

 

Maghrebarts
01/12/2011

 

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