Maghrebarts Home

 


   Arts Plastiques

Cinéma
Théâtre
Musique
 Médias
Arts Plastiques

Photo & Arts Visuels

News
Agenda
Création
Festivals
Dossiers
Liens

abonnement newsletter

Envoyez un email sans changer le sujet
 

annoncer vos activités

s.adil@maghrebarts.ma
 
insérer une publicité

adv@maghrebarts.ma

 

Nacer OURAMDANE

 

"Minarets" œuvres du jeune artiste-peintre Bilal Chrif, lauréat des beaux arts de Tétouan en 2005 . Son travail est basé sur des formes architectoniques et abstraites . Il a participé à des expositions au Maroc et à l’étranger
20 mars -
4 avril 2006, Tanja Fenn, Tanger

 

Voir également:

Programmes des expositions et spectacles:Agenda

Retour page Arts Plastiques

Bilal Chrif: Une jeune peinture déjà thématisée

 

La galerie Tanja Fenn du quartier Dradeb de Tanger organise sa quatrième exposition de peinture. Après avoir hébergé les œuvres de Abdelwahab Benyaïch, celles de Mustapha Faïlali, l’expo commune de Mohamed Serroukh et Mohamed Chahir, elle accueille du 20 mars au 03 avril la première exposition individuelle de Bilal Chrif, 24 ans, et quatre années d’études à l’Institut des Beaux –Arts de Tétouan dans les bagages.

Le choix de la filière arts plastiques ? « C’est parce qu’elle offre plus de possibilités d’expression, me semble-t-il, que celle du design ou de la bande dessinée.» Ce choix bien mûri, précédé d’ailleurs d’un second cycle en arts plastiques au lycée technique Moulay Youssef de Tanger, n’a tout de même pas été suivi les yeux fermés. Bilal a dû passer, après les études, par une année à la faculté de lettres de Martil, cela à défaut d’une inscription au CPR pour se diriger vers l’enseignement : deux directions qui contredisaient, de toute façon son désir de faire de la peinture son activité professionnelle.

C’est ce même désir qui lui fait occuper l’atelier offert par ses parents durant ses études à Chefchaouen, sa ville natale. Il y travaille régulièrement, encouragé par l’appartenance à un groupe de plasticiens créé localement, au nom pétillant de « El Handka », qui, dans le patois local, signifie « chamboulement », « amalgame », voire « chaos », au sens très éminemment artistique du terme. Il y côtoie quotidiennement étudiants et enseignants des Beaux-Arts, tout se passant comme si la vie elle-même, désormais, prenait les contours d’une école.

C’est dans ce contexte stimulant que Bilal, qui a déjà à son actif quelques participations à des expositions collectives (Chaouen, Tétouan, Casa, Rabat, et dans les deux ville espagnoles de Malaga et de Cuenca), s’attaque à la réalisation de la vingtaine de toiles accrochées à Tanja Fenn.

Pour faire déjà comme les grands artistes, cet admirateur de Degas (qui avouait lui-même lui-même dans une humilité sans pareille tout devoir aux grands maîtres) choisit un thème à son expo. Il pense à quelque chose qui soit de l’ordre de l’élévation spirituelle, il le trouve dans le domaine de l’architecture musulmane : il opte pour « Minarets ». Toutes les toiles présentées, dans un usage sans retenue de la technique mixte, déclinent non pas l’image fidèle d’un minaret, mais l’idée, à travers une figuration plus ou moins abstraite, de verticalité, de relation terre-ciel, matière-esprit… Il est assez frappant de retrouver cette notion de verticalité dans plusieurs travaux de l’espagnol Jose Guerrero (Grenade 1914-Barcelone 1991), l’autre    plasticien préféré de Bilal Chrif. Et celui de nombreux jeunes peintres espagnols, d’ailleurs.

En même temps, dans cette première exposition individuelle, «je voulais suggérer que la relation qui unit tous les éléments de l’architecture musulmane est prioritairement d’ordre  spirituel.»

Évidemment, en dépit d’une relative clarté du propos, Bila est bel et bien un jeune artiste, qui en tant que tel se cherche encore et prospecte. Il n’y a pas de doute que le public de la galerie Tanja Fenn pourrait l’aider à voir encore un peu plus loin dans ce début de carrière prometteur.

 

 

 
 

 


© 2001 - Maghrebarts.ma
info@maghrebarts.ma
BP 2523 RP 10 000 Rabat - Maroc