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Elazhar: l’œil qui monte la garde

 

"Il n’y pas de situations, il y a des hommes" écrivait Jean Paul Sartre. La peinture de Elazhar nous révèle une dimension qui fait de l’homme ce qu’il est : «un voyeur» qui interprète le monde qui l’entoure, qui se meut dans des situation d’après les signaux que lui envoie son organe visuel.

L’univers d’Elazhar est peuplé par cet organe. L’œil. L’œil qui scrute le monde, qui s’étonne, qui s’attriste ou jubile, l’œil qui fait exister l’être et lui donne conscience de son existence.

Né en 1954, à Azemmour, il suit des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Tétouan et de Bruxelles, effectue une formation de graveurs qui laisse des stigmates dans sa peinture jusqu’à aujourd’hui. Le tracé de la marge, l’inspiration des estampes, le minimalisme des formes et des couleurs, l’effet du délavé, du vieilli et de l’imprimé, la mosaïque des compositions, tout pour rappeler la technique de la gravure et de l’impression.

Et puis il y a l’œil. L’œil qui regarde qui nous regarde, qui épouse la forme de feuille d’une plante, d’une fenêtre, qui envahit toute la tête, tout le corps. Le monde est néant, chaotique en dehors du regard. Il est aussi incompréhensible, incertain s’il n’est pas éclairé par le regard de l’œil.

La symbolique de l’œil est représentée dans toutes les cultures. Conscience morale pour les unes, source de malheur pour les autres, facteur de connivence ou d’indiscrétion pour d’autres encore, il fait toujours l’objet d’appréhension sinon de peur et d’angoisse. Il intrigue dans les compositions d’Elazhar.

Sur fond bleu, il est le seul signe de vie dans ces têtes jaunâtres et cadavériques de momie.

Tout est transparence dans la peinture d’Alazhar, des esquisses nerveuses et fermes des formes aux touches tâchetés de ses couleurs. C’est univers angoissant qui, paradoxalement, a la particularité de nous apaiser. Tout va bien, l’œil monte la garde .
 

8 - 25 avril 2004, Chorfi Art Gallery, Casablanca

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