Maghrebarts Home

 


  Arts Plastiques

Cinéma
Théâtre
Musique
 Médias
Arts Plastiques

Photo & Arts Visuels

News
Agenda
Création
Festivals
Dossiers
Liens

 

abonnement newsletter

Envoyez un email sans changer le sujet
 

annoncer vos activités

s.adil@maghrebarts.ma
 
insérer une publicité

adv@maghrebarts.ma

Ajouter Maghrebarts.ma à vos sites préférés

 

Le Maroc vu par Claudio Bravo

 

Diseur de bonne aventure, 1981
Huile sur toile, 162,5 x 131 cm
Collection privée

Pays où le soleil se couche, le Maroc -- ou Maghreb en arabe -- tire sa beauté de lumières sublimes; celles-là même qui charment le peintre chilien, Claudio Bravo, quand il découvre Tanger en 1971. L’exposition monographique que lui consacre l’Institut du monde arabe, rassemble une soixantaine de toiles orientalistes, emblématiques de son travail: hyperréalisme, palette coloriste, emprunts à la Renaissance italienne et au baroque espagnol. L’œuvre de Claudio Bravo doit sa singularité au parcours cosmopolite de son auteur qui, du Chili au Maroc en passant par New York, Madrid et Hong Kong, cultive une haute idée de l’altérité et pose un certain regard sur la réalité. Il émigre en Espagne à 35 ans, pays dans lequel il étudie les toiles des grands maîtres du musée du Prado et acquiert une reconnaissance internationale en tant que portraitiste. Mais c’est au Maroc qu’il installe définitivement son atelier, "fasciné par la composition des choses dans ce pays (…), bouleversé par l’utilisation des couleurs qui y est faite dans la vie de tous les jours."

Claudio Bravo, qui affirme qu "un artiste peut être à la fois moderne et orientaliste", se défend pourtant d’une quelconque parenté avec les peintres orientalistes du XIXe siècle. Selon lui, même les plus grands créateurs du siècle conquérant, tels Delacroix ou Fromentin, accordèrent trop d’attention à l’anecdote et trop peu au sens pictural de leur travail. Or c’est avant tout à travers l’exploration des couleurs que Claudio Bravo construit son Orient: " Ici, au Maroc, confie t il, j’ai pu développer une palette peut-être égale en audace à celle des plus grands coloristes de l’histoire de l’art." Le sang de ce peintre chilien est celui d’un colonisé; Claudio Bravo ne pourra jamais porter sur ces terres arabe et musulmane, le regard complexé du colonisateur, qu’Edward W. Saïd dénonça, en son temps, dans son fameux essai sur l’orientalisme. Ses toiles ne soutiennent aucun discours, ni moral ni politique; son regard officie avec l’obsession de représenter le monde tel qu’il est. La Méditerranée et les ruelles du quartier populaire de Marshan à Tanger, qu’il observe depuis les fenêtres de sa demeure et à qui il emprunte lumières et couleurs, restent ses muses suprêmes dans un univers qu’il comprend "de l’intérieur ".

L’Institut du monde arabe se devait de faire connaître un artiste passé à l’Orient, et porteur d’un regard éclairé sur un monde en mal de reconnaissance.

Exposition organisée avec le concours de la Marlborough Gallery (New York)

Biographie de Claudio Bravo
1936 : Naissance au Chili

1954 : Etudie dans l’atelier de Miguel Venegas Cienfuentes à Santiago du Chili

1961 : Emigre en Espagne, pays dans lequel il s’impose comme artiste international

1972 : S’installe au Maroc

1981 : Expose à la Galerie Marlborough à NY

1994 : Retourne au Chili et expose au musée national des Beaux-Arts de Santiago.

Source: Institut du Monde Arabe


Claudio Bravo et le Maroc
16 mars - 16 mai 2004, Institut du Monde Arabe

 

 
 


© 2001 - Maghrebarts.ma
info@maghrebarts.ma
BP 2523 RP 10 000 Rabat - Maroc