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Par Dr Terence MacCarthy et Andrew Calndermond
Critiques d’art

"Rêves de Tanger" toiles Moulay Hicham El Mansour
Jusqu’au 15 août 2008, Casa Espana, Tanger

 

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Moulay Hicham El Mansour: Rêves de Tanger

 

Moulay Hicham El Mansour, ce jeune artiste tangérois, dont le premier vernissage (à la Galerie Lawrence-Arnott, en septembre 2007), avait été un tel succès qu’il lui avait valu une émission de Maroc2, continue de nous éblouir avec ses dernières œuvres, qui sont exposées à la Casa Espana de Tanger, jusqu’au 15 août 2008.
Par sa manière et le choix de ses sujets, il fait penser inévitablement à Mohamed Hamri (1932-200) du siècle dernier. Dans certaines de ses toiles, la parenté est frappante. Par exemple, dans son superbe paysage nocturne « Gibraltar et la baie de Tanger » et dans sa dramatique « Fantasia ». On décèle aussi, dans plusieurs de ses toiles, l’influence de ce génie de l’Ecole naïve marocaine que fut Moulay Ahmed Drissi (1923-1973). Ainsi, dans « Paysage de rêve », ces figures naïves qui se détachent sur un fond quasiment abstrait évoquent un procédé dont se servait souvent Drissi, et dont il fait son propre usage avec pertinence et habilité.
El Mansour est un Tangérois, et tous les Tangérois sont amoureux de leur cité blanche. Elle est sa muse- et quelle muse ! Il a peint, par exemple, deux vues d’inspiration matissienne, qui sont d’une indéniable distinction. Dans la plus grande toile, l’église est l’arrière-fond d’une chatoyante scène de marché. Mais le plus petit tableau est encore mieux ciselé. C’est un joyau. Le clocher baigne dans la lumière du clair de lune, et la Voie lactée est comme de la poudre d’or jetée sur un ciel de lapis-lazuli.
Ce jeune artiste fait passer dans ses toiles une joie sincère et spontanée. Dans ses « Chèvres en train de jouer, Assilah », sa palette est extraordinairement puissante, et le trait simplifié a la force de Raoul Duffy (1877-1953). Il y a moyen de voir aussi une certaine similitude entre ses « Trois fatimahs, Tanger » et le chef-d’œuvre de Kees Van Dongen « Marocaines au Cap spartel », une toile qui a profondément influencé le dernier Mohamed Hamri, dont El Mansour ne cache pas d’être l’admirateur.
Dans un intervalle de onze mois, ce remarquable artiste a exposé trois fois en solo, à Tanger. Il a participé aussi à des expositions collectives à Marrakech 

et en Irlande. La Galerie Lawrence-Arnott de Marrakech a prévu de lui réserver un solo en octobre, et le prestigieux hôtel Minzah de Tanger, un autre, à Noël.
Triomphant dès sa révélation au public, El Mansour est déjà à l’honneur dans bon nombre de collections privées et publiques, parmi lesquelles il faut citer celle de la Reine d’Angleterre, celles de l’Archevêque de Tanger, de la Galerie d’art Lawrence-Arnott et du Musée de la Légation américaine à Tanger.
Hicham El Mansour a très vite fait preuve d’un talent prometteur, qui annonce un très grand artiste, capable d’égaler les fameux maîtres auxquels il doit sa vigoureuse inspiration.

 

 
 

 


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